UNE POLITIQUE RÉTROGRADE QUI MENACE GRAVEMENT LA POPULATION BELGE...
Contre la prolongation du fonctionnement de trois centrales nucléaires, le GRAPPE, en association avec les Amis de la Terre et Nature et Progrès, engage une action en justice contre l'État belge.
Grappe Belgique
A Monsieur Paul Magnette,
Ministre du Climat et de l’Energie
9, rue Brederode
B-1000 Bruxelles
Concerne : Prolongation scandaleuse des centrales nucléaires !
Lisez cette lettre attentivement, jusqu’au bout. Elle n’est ni puérile, ni insultante. Mais juste et tristement réaliste, voire accablante. Combien d’écologistes, de scientifiques et autres spécialistes politiciens n’ont pas l’air de prendre les choses au sérieux.
« L’orgueil superbe des technocrates - j’allais dire des usurpateurs (car les savants créateurs ferment les yeux sur l’usage de leurs découvertes) - et leur chimiothérapie marqueraient un progrès s’ils appartenaient à des esprits et à des mains lucides, mais ce sont, ici encore, souvent les apprentis sorciers, laissés en liberté, qui ouvrent les éclusent. On arrête les ‘gangsters’, on tire sur les auteurs des ‘hold up’, on guillotine les assassins, on fusille les despotes - présumés tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant des produits de la chimie de synthèse à leurs profits et à leurs imprudences ? »
Aux produits de la chimie de synthèse qui causent aujourd’hui d’innombrables cancers et autres maladies graves et mortelles, ainsi que des taux de stérilité de plus en plus importants, il faut ajouter les technologies dangereuses comme celle du nucléaire, qui causent également de terribles dommages irrémédiables ! Dans le livre « Printemps silencieux » de Rachel Carson, paru en français en 1963 et préfacé par Roger Heim (auteur de la citation ci-dessus), alors président de l’Académie des Sciences et directeur du Muséum d’Histoire Naturelle qui ne mâcha pas ses mots ! Et à juste titre !
Qui osera mettre un jour ces empoisonneurs publics et les politiciens complices sur le banc des accusés ?
Monsieur le Sinistre,
Une fois de plus, les intérêts financiers à court terme priment sur la santé et la sauvegarde de l’humanité. Je ne mâcherai donc pas mes mots non plus, tout comme Roger Heim. Votre décision de prolonger les centrales nucléaires en Belgique est criminelle ! Au nom de la Planète Vivante, Terre détruite inexorablement par les HOMMES INCONSCIENTS, vous serez un jour mis sur le banc des accusés, avec tous les empoisonneurs publics. Il n’y a rien à dire de plus. Votre commission d’étude ne correspond apparemment en rien aux résultats d’autres sources scientifiques, comme vous pourrez le lire dans les documents annexés.
Je ne sais pas si vous lirez personnellement cette lettre ou même si j’obtiendrai une réponse … - peut-être d’un de vos sbires - parce que je ne suis qu’un petit citoyen perdu dans la soi-dite démocratie dans laquelle on n’a que le choix de voter pour des politiciens irresponsables ! Et consommer… Et accessoirement s’exprimer… Mais qu’est-ce que cela change ?
Lisez tout de même bien les documents joints au cas où ils feraient naître en vous une illumination. Quant aux bonnes manières du cœur, s’il vous arrive d’en avoir jamais, elles doivent être toutes petites ! Bonne chance Monsieur !
Léo Ferré disait : « Dans la vie, il y a deux sortes de gens. Ceux qui ne se prosternent jamais. Et puis les autres ! » Comme cet artiste anarchiste qui écrivait aussi : « Je ne suis pas très adroit dans les rapports que je peux avoir avec des gens qui manient un pouvoir - quel qu’il soit - et qui, des fois, ne savent pas très bien viser sur ce qui anime leur façon de vivre avec les autres. »
Moi, je ne suis qu’un humble paysan qui cultive la terre avec ses mains et, bien sûr, je n’ai jamais eu à viser quoi que ce soit… Je vous dis tout cela parce que vous êtes le soleil dans ce Ministère que vous dirigez et je demande à ce soleil - à VOUS, donc - de réfléchir. REFLECHIR EN AME ET CONSCIENCE à tous ces enfants de Tchernobyl et d’ailleurs qui peuvent encore venir, chaque été, prendre un peu d’air « pur » chez nous parce que le leur a été contaminé à cause des décideurs qui ne croyaient pas que cela arriverait. A toutes les femmes également qui, chez nous, ont des thyroïdes anormales… constatées par des médecins dans les hôpitaux. Des nuages de pluie sont venus de l’Est aussi en Belgique après la catastrophe en 1986… Et que dire de toutes celles qui habitent près de nos centrales nucléaires et qui doivent prendre des médicaments pour soigner leur thyroïde malade…
« Tout ce que je vous dis vient du profond de mes écritures d’enfant, quand ma mère me disait : ‘Qu’est-ce que tu fais ?’ Rien, maman. Je rêve. Dans les rêves, il y a parfois des moments qui font peur alors qu’on imaginait le rêve, toujours enfantin et grandissant ». Puissent les rêves d’enfants habiter votre Ministère. Vous (re)deviendrez alors un Ministre…
Croyez ainsi, Monsieur, que tous les enfants de Tchernobyl et d’ailleurs, que toutes les femmes, viendront vous chanter une chanson d’amour et de paix. Avant qu’une catastrophe n’arrive…
L’énergie la plus propre est celle bien sûr que l’on ne produit pas ! Il faut donc réduire drastiquement notre voracité d’énergie. Stopper la croissance suicidaire. Revenir à l’essentiel. Et travailler dignement sans l’outrance de la surconsommation. C’est le seul moyen, peut-être, d’arrêter le navire qui se jette droit sur l’iceberg. Parce que sinon cela va faire très mal !
La seule solution est donc d’instaurer un état d’urgence pour arrêter ce suicide collectif ! C’est de l’utopie, je sais ! Mais l’écologiste René Dumont titrait l’un de ses livres : « L’Utopie ou la mort »…
Serge Peereboom
126, Hayettes
B-6920 Wellin
Lettre restée jusqu'à ce jour sans réponse...
Lien Lettre Ouverte
2009 à la ferme Arc-en-ciel
Plus de paniers, mieux remplis et donc une diminution proportionnelle du prix ! Notre travail paysan et votre fidélité au système de paniers sont récompensés.
Paniers cartons et paniers en vrac livrés aux GASAP (Groupements d’Achats Solidaires de l’Agriculture Paysanne), petits et grands, tous confondus.
2008 2009
Nombres de paniers 2538 2950
Légumes pesés 17700 Kg 23600 Kg
Légumes non pesés (à la pièce) 20000 32000
Bottes de condiments et autres légumes verts ou plantes sauvages 9500 8400
Bocaux de légumes conservés, confitures et raviers de choucroute 1300 1305
Prix moyen à l’unité de légumes1 (TVA et transport compris) 1,97€ 1,73€
Unités moyennes par panier 19,6 21,7
1 Aussi bien une botte de condiments, un légume vert ou une plante sauvage, un légume non pesé, un kilo de légume ou un bocal de légumes conservés.
2 Il faut bien comprendre qu’il y a environ 10 à 15 sortes de légumes par panier suivant les saisons et que les unités correspondent donc au nombre total dans les sortes de légumes (ex : X petites salades, X branches d’arroche, x radis aves feuilles,…). Les unités moyennes sont donc plus élevées que le nombre de sortes de légumes.
Et toujours autant de biodiversité pour la nature et pour vos papilles citoyennes ! Plus de 70 sortes de légumes (quelques fruits aussi) et des centaines de variétés. Malgré l’augmentation légère du prix de notre panier annuellement (en avril, une indexation de 3% pour couvrir l’inflation), le prix moyen à l’unité de légumes diminue !
Vers une coopérative citoyenne et paysanne...
Afin de mieux continuer encore notre projet socio-économique, écologique, éthique,…la ferme Arc-en-ciel va constituer une coopérative. Entre nous : paysans-producteurs et avec vous : citoyens-mangeurs, consomm’acteurs. Vous aurez l’occasion de souscrire à des parts sociales afin de participer directement à la pérennité d’une ferme ouverte à échelle humaine. Nous sommes au début de l’élaboration des statuts. Il reste encore du chemin à parcourir…
IL EST TEMPS DE SE RÉAPPROPRIER LE DROIT ET LE DEVOIR DE PRODUIRE ET DE SE NOURRIR SAINEMENT. REPRENDRE SON AVENIR EN MAIN ! EN APPLIQUANT LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE NON VIOLENTE MAIS DÉTERMINÉE… PARCE QUE C’EST PLUS QUE DES LÉGUMES DANS UN PANIER !
« JE PLAIDE POUR UNE RENAISSANCE DES PRATIQUES ASCÉTIQUES, POUR MAINTENIR VIVANTS NOS SENS DANS LES TERRES DÉVASTÉES PAR LE « SHOW», AU MILIEU DES INFORMATIONS ÉCRASANTES, DES CONSEILS À PERPÉTUITÉ, DU DIAGNOSTIQUE INTENSIF, DE LA GESTION THÉRAPEUTIQUE, DE L’INVASION DES CONSEILLERS, DES SOINS TERMINAUX, DE LA VITESSE QUI COUPE LE SOUFFLE »
Ivan Illich
Nous ne croyons pas (plus), comme nombre de citoyens, au système politique basé sur la particratie et la bureaucratie. L’irresponsabilité des politiciens est arrivée au sommet de l’inconscience.
ALORS SUBIR OU AGIR…
En créant un mouvement de désobéissance ! Parce que nous n’avons plus le choix. L’actualité belge et internationale nous le prouve tous les jours : prolongation scandaleuse des centrales nucléaires en Belgique, ainsi que beaucoup d’autres crimes décidés à l’insu des citoyens qui ont juste le droit de voter et de consommer !
La ferme Arc en ciel veut donc aller plus loin en s’inscrivant dans une démarche de coopération citoyenne et paysanne (actuellement à l’étude avec un juriste).
CITOYENS “MANGEURS” ET PAYSANS MARAÎCHERS, SEMENCIERS,…
Il faut se regrouper et s’organiser tous ensemble pour donner vie à ce projet. Parce qu’il y en a assez de supporter les contrôles abusifs – entre autre le dictat de l’AFSCA (rebaptisée « Agence de Fonctionnaires à la Solde du Capital Agro-alimentaire).
LES MAINS DANS LA TERRE…
…Pour cultiver et se nourrir, pour changer notre relation avec la nature, pour que les enfants continuent de jouer…
LE SOLEIL ET LA PLUIE, C’EST LA VIE !
Il faut donc s’organiser pour boycotter. S’unir pour pouvoir désobéir ! Sortir du piège des subsides et des emprunts bancaires qui rendent dépendants les producteurs et les consommateurs.
Ainsi le capital d’installation peut être couvert par les familles associées au projet, sous forme de part dans une coopérative par exemple. Avec un capital de départ estimé à 60000€ (selon notre situation et à adapter selon les cas) réparti entre 100 familles, cela représente 600€ par famille. Cet outil de solidarité peut donc servir tout le groupe se reconnaissant dans une même démarche collective sans aucune appropriation à titre exclusif et/ou à des fins commerciales. Il s’agit bien de lancer une dynamique sociale et écologique par un partenariat entre producteurs paysans et consomm’acteurs mangeurs. Notre atout : une comptabilité ouverte pour la mise au point d’un système éthique, une juste rémunération par rapport aux vrais coûts.
DES NOUVEAUX PAYSANS
Raphaël, Guillaume veulent s’installer en maraîchage, production de semences,…Nous voulons les soutenir. Parce qu’après 20 ans d’étude et de pratique appliquée au développement de techniques agro-écologiques, nous souhaitons transmettre notre expérience par la sensibilisation et l’accompagnement professionnel « de paysan à paysan ». Vous pouvez les soutenir aussi avec nous parce que ce n’est pas facile de s’installer…Avec l’aide des consomm’acteurs, ils peuvent y arriver !
A LA TERRE, CITOYEN(NES) !
Pour défendre la liberté de se nourrir sainement, sans le dictat de l’AFSCA (qui confond sur-hygiénisme et alimentation saine) et des multinationales qui exploitent les travailleurs, pillent et polluent les ressources naturelles pour leur seul profit à court terme, au nom de la sacro-sainte croissance. Pour cela, il faut s’organiser pour créer une autonomie respectueuse, c’est pourquoi, se regrouper en coopérative citoyenne et paysanne nous paraît être la plus judicieuse façon de sortir de ce système et d’échapper à la mendicité des subsides agricoles. Les politiciens eux-mêmes ont abandonné leur rôle de défense de l’intérêt général (dans la dignité du travail, la santé, le respect de la nature,…) en s’inclinant devant l’intérêt à court terme du monde financier mafieux !
« UN PAYS SANS PAYSANS N’EST PAS UN PAYS »
PAYSÂME, CLAUDE NOUGARO
Trèves de blabla, on propose des résultats. On est en droit de se demander où est la dignité de nos sociétés qui demandent à une minorité d’esclaves (2 à 5% seulement d’agriculteurs
–qui doivent faire des rendements- dans nos pays industrialisés) de nourrir en partie tout le reste de la population. L’extrait de la chanson « Paysâme » de Claude Nougaro prend ici tout son sens !
LA DIGNITÉ DANS UN PANIER ET BIEN PLUS ENCORE…
Citoyens « mangeurs » et paysans, nous pouvons choisir ensemble une agriculture vivante pour assurer au paysan un revenu qui le fasse vivre dignement. Pour partager les cycles naturels de la terre, des plantes et des animaux, les aléas climatiques, les hauts et les bas des récoltes. Pour réapprendre à se nourrir au fil des saisons de produits sains et goûteux. Pour découvrir les saveurs et participer au redéploiement de la biodiversité. Pour échanger, partager en toute confiance et convivialité. Pour contribuer aussi à la sauvegarde de la vie sur la planète. Tout ce qui est mis en culture est récolté et partagé (pas de calibrage, on distribue l’ensemble de la récolte).
Pas de gaspillage, limitation des emballages. Maintien d’une agriculture locale autonome, économe en énergie. Limitation des transports et de la pollution, et donc de la dépendance au pétrole.
ON SÈME POUR LA VIE !
Si vous voulez vous inscrire et participer à cette démarche globale de citoyens à la terre, vous pouvez remplir et nous renvoyer le talon ci-dessous.
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A renvoyer à la ferme « Arc-en-ciel »
126 Les-Hayettes
B-6920 Wellin
Je participe déjà au système de paniers de légumes de saison de la ferme Arc-en-ciel
Paniers cartons GASAP (lequel ? : )
J’aimerais aller plus loin avec la ferme Arc-en-ciel dans le sens d’une démarche de coopération citoyenne et paysanne.
Coopérative et parts sociales de soutien à la ferme « Arc-en-ciel »
Aide à l’installation de nouveaux paysans
Autres (non à la prolongation des centrales nucléaire,…)
Je serai tenu au courant de l’évolution du projet.
NOM :
Prénom :
Adresse : Tél :
Email :
Les conditions pratiques d’adhésion et de participation ne sont pas encore déterminées.
Toutes les idées et suggestions sont les bienvenues :
Début à mi- juillet… les grenouilles chantent, les papillons volent et les abeilles butinent…
Les grenouilles aux abords de la maison chantent le soir et la nuit… et nous bercent merveilleusement après les longues journées de travail dans les jardins.
Les légumes poussent un peu plus chaque jour avec la chaleur du soleil, et après chaque pluie plus encore, heureusement assez régulière pour l’instant.
On mange des pêches-bonnes et juteuses !- de la serre aux arbres fruitiers.
Il y a beaucoup de travail de désherbage, de repiquage, de nouveaux semis, de récolte,…
On attend les consomm’acteurs des Groupements d’Achats Solidaires de l’Agriculture Paysanne, et des autres paniers cartons aussi… En même temps, il y a toujours l’un ou l’autre groupe ou personne individuelle pour venir mettre ses mains dans la terre avec nous !
Emile, un jeune nouveau paysan désireux de nouvelles expériences maraîchères nous a fait la demande de rejoindre notre équipe, dès le mois de novembre. Serons-nous enfin trois à cultiver ?
Les paniers se remplissent de légumes d’été…
Concombres savoureux, tendres gousses et délicieuses graines de fèves des marais riches en protéines, début des jeunes haricots verts, jaunes et mauves ; bettes de couleurs, salades croquantes, pourpier doré d’été, ail violet, petites échalotes rigolotes, petits oignons mignons, oseille sans pareil, tout bon cresson, sauvage roquette piquante, arroche pourpre en épinard rustique ou dans les salades, tendres choux chinois crus ou cuits légèrement, et autres choux asiatiques pak choi et mizuna, choux fleurs bonheur, jeunes bulbes et feuilles de fenouils au léger goût d’anis, branches de céleri pour ouvrir l’appétit, aneth en assaisonnement des sauces et vinaigrettes, tendres feuilles de coriandre, petites carottes verdure, feuilles et jeunes racines de betteraves rouges et navets à souhait,… Bientôt les premières courgettes ! Les tomates commencent à mûrir aussi… normalement en août dans les paniers ! On espère encore du beau soleil…
Les papillons volent et les abeilles butinent…
Serge
Je vous invite à lire attentivement cet article paru dans SaluTerre (trimestriel avril-juin 2009 des Amis de la Terre). Tous nos remerciements aux auteurs, Marc Van Damme et Graziella Van Lo, qui ont bien résumé quelques idées de Rudolf. C’est d’autant important que Rudolf commence à être fatigué de répéter les mêmes choses (moi aussi, parfois…), et que trop rares sont les personnes qui le comprennent vraiment pour agir dans la pratique avec conséquences. L’intellect est une chose qui, apparemment, ne suffit pas à rendre les choses concrètes… Il revient donc toujours la question des subsides ! Quand est-ce qu’on va comprendre la situation ? Il n’y aura plus d’argent quand les catastrophes tomberont plus encore… Et ce n’est pas uniquement nous qui sommes alarmistes. Il y a de plus en plus de voix qui s’élèvent de par le monde pour le crier haut et fort, depuis longtemps ! Les caisses se vident ! De plus, on ne peut pas continuer éternellement à participer à cette économie barbare !!
Propos recueillis de Rudolf Köchli de la ferme Arc-en-Ciel
par Marc Van Damme et
Graziella Van Lo.
La visite à la ferme Arc-en-Ciel à Wellin devait me conduire à écrire un article sur la permaculture, mais l’interview de Rudolf Köchli a rapidement pris une direction axée davantage sur la décroissance même si la conception de leur méthode de culture a été abordée à plusieurs moments lors de cette enrichissante rencontre.
Trop d’argent !
Lu dans l' "Édito".
Le MAP annonce Par : Cyrille Verlinden.
Attention ! Ils arrivent : c’est le retour des paysans. Et des paysannes, avec leurs idées, leurs projets, leurs plans d’entreprise… Il est temps de le dire. On les entend venir, ici et là, dans les campagnes et autour des villes, ils s’entr’appellent, ils nous interpellent. Et ils appellent les élus pour les décisions qui s’imposent.
Depuis tout un temps, obstinés et rêveurs, ils tentent l’aventure : s’installer en agriculture paysanne, c’est un beau projet, c’est un vrai métier, c’est une belle entreprise.
Mais, sérieusement, pensez-vous que c’est le moment, avec tous ces producteurs, abusés, désespérés et tractorisés, qui revendiquent sur les nationales pour dire qu’ils n’en sortent plus, que le lait ne paie pas et que le métier est foutu ? Oui, c’est le moment. Et nous l’écrivons pour rejoindre, approuver et soutenir l’idée lancée par nos amis de Nature et Progrès et de Minga qui, de France, avec Frères des Hommes, les AMAP, les Alliances, la Confédération Paysanne et bien d’autres, qui appellent à lancer un ambitieux programme d’installation de 1 000 000 de paysans en plus au niveau européen d’ici 5 ans, notamment en milieu péri urbain, et construire autour de cette ambition les fondations d’une politique européenne qui crée
2 000 000 d’emplois induits dans l’artisanat, le commerce de proximité, la recherche et la formation en agroécologie. (voir page 3).
L’agriculture productiviste moderne a touché le fond, la PAC s’embrouille dans ses contradictions, soutenant un peu le développement rural et beaucoup l’agro-industrie capitaliste pour concentrer les exploitations, liquider la biodiversité, ingurgiter la nappe phréatique, organiser la famine dans le sud et le restaurant du cœur dans le nord, tout en liquidant encore et encore les emplois agricoles. Pour sortir des crises, il faut oser une autre PAC, une autre Europe, celle du changement, de la solidarité, et de l’invention d’un nouveau territoire. C’est bien beau tout ça, mais êtes-vous prêts à relever le défi ?
Oui. Parce que, depuis tout un temps, elles et ils se préparent. Elles et ils étaient déjà là, parmi les néo-ruraux, dits soixante-huitards, qui ont réveillé des villages endormis. Elles et ils étaient là, jeunes, filles et fils d’agriculteurs, ceux des années 60-70-80, prêts à s’engager dans la modernisation, à s’agrandir, à se spécialiser, justifiant alors l’intensification et revendiquant de meilleures conditions de vie. Elles et ils sont là aussi, celles et ceux qui ensuite ont remis en cause les dérives du productivisme, en optant pour des méthodes plus respectueuses des hommes, des animaux et de la nature. Et celles et ceux qui ont commencé à construire des associations, des groupements de producteurs, des paniers du pays en agriculture savoureuse.
Et maintenant, elles et ils sont là, filles et fils d’ouvriers, d’employés, de fonctionnaires, de chômeurs, demandeurs d’emploi, indemnisés, outillés culturellement, autrement, qui revendiquent de vivre d’un métier paysan, autour et alentour des villes de Wallonie et d’Europe.
Toutes et tous, en école paysanne indépendante, élaborent les métiers de demain. Référence idéale : la ferme de polyculture élevage, multifonctionnelle, intégrée économiquement, socialement, culturellement, dans le territoire.
Et au coeur de cette ferme, l’accueil et le développement des nouveaux métiers paysans. Produire, transformer, commercialiser, en un mot : nourrir.
C’est la tradition qui revient, ce sont les réseaux industrieux qui se tissent, ce sont les innovations qui s’expérimentent.
La question foncière est primordiale, celle de la nourriture s’impose au cœur des politiques, les nouvelles règles du jeu social nous appellent à construire notre souveraineté alimentaire.
C’est le retour des paysans.
Pour La Lettre, Cyrille Verlinden.
LE Dimanche 30 aout
Visite commentée à 10h30 et 13h30
« Venez voir, écouter, sentir, goûter… les légumes, les fleurs et les fruits de nos jardins sauvages et cultivés.Ne vous attendez pas à trouver des jardins bien nettoyés et ordonnés ! Nous voulons cultiver les légumes en harmonie avec les plantes sauvages. Le tout, bien sûr, est de trouver l’équilibre entre les deux ; le bon départ des uns (introduits par les jardiniers !) avant le développement des autres (naturelles donc très envahissantes !). Il est temps de
poser un regard différent sur la nature, le sauvage associé au cultivé. L’humain doit (re)prendre la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, au lieu de soliloquer. Il fait partie d’un tout, au même titre que tous les êtres vivants, ni plus, ni moins. Humain – humus – humilité).
Si vous voulez donc (re)découvrir une autre façon de cultiver, naturellement productrice, en dépassant la mauvaise habitude de notre éducation du jardin tout propre, rendez-vous donc le dimanche 30 août. La ferme Arc-en-Ciel a 20 ans.
Parce que le soleil et la pluie, c’est la vie. Nous tendons vers l’aboutissement d’une permaculture ou agriculture permanente adaptée à nos contrées, viable. Des paniers bio de légumes de saison depuis 15 ans avec des consom’acteurs engagés, et depuis 3 ans avec des groupements d’achats, solidaires del’Agriculture Paysanne ».
Présentation de l’éthique de la ferme et explications du nouveau bâtiment en bois Thoma en éco-bioconstruction, à faible coût énergétique. Visites des jardins.
Petite restauration des produits de la ferme.
Itinéraire : Prendre la E411 Namur-Luxembourg, sortie 23 Wellin. Suivre les panneaux Nature & Progrès.
De Liège: route du Condroz/Marche/Rochefort/Han s/Lesse/Ave-et-
Auffe
Du soleil, de la pluie… c’est la vie ! L’arc-en-ciel illumine le ciel de la ferme…
L’arc-en-ciel continue de briller dans le ciel de la ferme grâce à l’arrivée de Geoffroy qui s’installera à partir d’août. Il est rempli de bonne volonté, toujours de bonne humeur et désireux de perpétrer, avec nous, les gestes paysans ! Avec sa petite famille, il s’installera donc cet été après le départ regretté de François-Xavier qui depuis 2 ans environ a coloré notre arc-en-ciel. Il s’en va donc en septembre pour voyager à la découverte de nouvelles aventures…
Jean-Luc est également fort motivé de participer au développement de la ferme. Une belle équipe se met donc en place, chacun riche de son expérience à partager. On apprend à se connaître, à travailler ensemble,… Il y a toujours du travail, même pour quatre maintenant, sans oublier les stagiaires toujours de passage !
Les paysans sont de retour !
Nos amis Sylvie et Nicolas (un ancien de nos stagiaires) s’installent aussi dans leur région de Bourgogne (Le jardin du coin ) pour cultiver des paniers en AMAP, Association de Maintien de l’Agriculture Paysanne.
« Recréer le lien à la terre et avec les paysans qui la travaillent est l’unique façon d’estimer la qualité des denrées vitales que sont nos aliments. Ainsi, certains refusent de voir la paysannerie disparaître de sa belle mort annoncée : 600 000 paysans à ce jour, 150 000 attendus en 2010, les fermes familiales ayant pour seul avenir de se transformer en industrie agricole, ou de cesser d’exister. Car, sinon, que mangerons-nous demain ? ». Christian Rémésy, « Que mangerons-nous demain ? » Un film de Bénédicte Dierickx, Thomas Johannsen « AMAP Pour une agriculture nourricière ».
La fée Morgan aussi s’initie quelques jours par semaine chez nous avant de partir en juin dans sa région de Bretagne où elle va perpétrer la tradition paysanne.
Un autre de nos stagiaires, Jean-Marie, s’est lancé également dans la région de Liège pour cultiver aussi des légumes sous forme de paniers. Nous espérons recevoir de leurs nouvelles pour communiquer toutes ces belles initiatives…
Avec les Groupements d’Achat Solidaire à l’Agriculture Paysanne (GAS Bruxelles), c’est un vrai travail de pionnier pour la Belgique, auquel nous participons depuis leurs créations.
Le dimanche 26 avril : quelle belle rencontre avec Daniel Vuillon (première AMAP française constitué en 2001 par l’association d’un groupe de familles d’Aubagne et la ferme de Denise et Daniel Vuillon )www.olivades.com ). Merci au GAC de Louvain-la-Neuve d’avoir organiser cet échange entre producteurs et consommateurs qui veulent se réunir en réseau ! Il faut du concret maintenant, comme l’invité venu de la région du soleil, nous l’a expliqué… Tous ensemble, producteurs et consom’acteurs de vraies valeurs, nous devons soutenir l’installation de petits producteurs paysans, sur le modèle des AMAP !
Le lundi 27 avril, 3 membres du GASAP de Schaerbeek (avant-gardiste !) nous ont rejoins pour passer la journée de travail avec nous. Une grande parcelle a été couverte de bâches tissées pour y cultiver des cucurbitacées. Courges et potirons y seront prochainement semés. Quel bien bel expérience de convivialité et d’efficacité ! A refaire pour créer un véritable lien entre la ville et la campagne… Il y a toujours à faire, si d’autres membres des GASAP (et les autres consom’acteurs aussi) sont intéressés… contactez-nous ! Il y a beaucoup de travaux à réaliser : semis, repiquage, désherbage,… (Il faut téléphoner avant de venir bien sûr !). On doit être de tous les côtés à la fois à cette période surtout et le fait d’être nombreux permet de bien avancer dans tous les travaux à réaliser pour respecter les délais de culture.
Dernière minute…
Surtout que notre ami Jean-Luc qui avait choisi de venir renforcer notre petite équipe depuis la fin de l’hiver, a pris la décision de ne plus venir pour des raisons familiales… Nous devons donc trouver un troisième associé stable puisque François-Xavier s’en va, hélas, en septembre, si nous voulons continuer à cultiver les légumes pour les 6 GASAP et les autres paniers cartons.
Dans les jardins…
Les jeunes légumes semés et plantés grandissent lentement mais sûrement…en serre froide et à l’extérieur. Les premières salades plantées à l’automne et récoltées en avril ont donc bien passées l’hiver malgré sa rudesse. Beaucoup d’entre-elles se sont ressemées également naturellement dans les serres grâce aux plantes montées en fleurs l’an passé. Elles sont petites mais succulentes ! Les premières bettes aussi remplissent les paniers, ainsi que la rhubarbe (miam !). Ailette (jeune ail) et petits poireaux pour de bons petits plats printaniers ! Livèche (céleri perpétuel au goût très fort et donc en petite quantité). Origan en condiment. Cresson en assaisonnement. Aneth (en pot à placer dans la cuisine, la véranda, sur un appui de fenêtre,… pour couper au fur et à mesure des besoins). Feuilles de consoude (dans les soupes et les ragoûts, trempées dans de la pâte et cuites en beignets). Des jeunes orties (cuites à feu doux dans un peu d’eau -l’ébullition détruit les poils urticants- et servies avec du beurre, dans les soupes, en tisane,…) L’ortie est riche en vitamines et est un excellent tonique printanier ! Sans oublier le pourpier (tiges, feuilles et fleurs se mangent en cru en salade ou cuit en tourte, en soupe, en purée de pommes de terre,…). Bientôt les premiers radis, les feuilles de navets (en salade),… le printemps est là avec toute sa verdure !
Les fraisiers sont en fleurs dans les serres. Les récoltes s’annoncent bonnes… Si le cœur vous en dit, vous pourrez venir participer aux récoltes (normalement en juin à l’extérieur, il faut téléphoner au 084 38 96 67 pour s’organiser).
On continue de planter les plants de tomates en serre, mais aussi de concombres, poivrons, aubergines,… Espérons un bel été cette fois pour de belles récoltes de fruits savoureux tant attendus !
Au boulot Figaro !
Notre âne Figaro se débrouille pas mal pour un début avec le matériel de traction PROMMATA (Promotion du Machinisme Moderne Agricole à Traction Animale Prommata) nouvellement acquis. On prépare donc les terrains pour semer et planter la grande diversité des légumes. A suivre…
Serge, jardinier paysan





